Une usine NetZero One ne produit pas seulement du biochar. Elle produit un service climatique certifié : la séquestration de dioxyde de carbone à haute permanence.
Séquestration
Le carbone est retiré de l’atmosphère par la croissance de la biomasse, puis une partie est convertie en biochar stable.
Permanence
La valeur climatique vient du maintien de ce carbone hors du cycle actif du carbone pendant des siècles, pas pendant quelques années.
Certification
Les crédits ne sont émis qu’après vérification de la teneur en carbone, de la stabilité, des émissions du projet, des preuves et des exigences d’audit.
Pourquoi ce n’est pas la même chose que la forêt
Les séquestrations forestières peuvent être utiles, mais elles constituent un autre produit. Elles stockent le carbone dans de la biomasse vivante. Le CDR à haute permanence stocke le carbone sous une forme conçue pour durer beaucoup plus longtemps et être mesurée plus directement.
Séquestrations forestières
Stockage biologique. Coût plus faible, mais exposition aux incendies, à la sécheresse, aux maladies, à l’abattage illégal, au changement d’usage des terres et aux décisions futures de gestion. Le risque de réversion est inhérent.
CDR par biochar
Stockage physique. Le carbone est stabilisé par pyrolyse, échantillonné, analysé, tracé et appliqué au sol. L’allégation est inférieure à la production brute, mais elle est plus durable et auditable.
Cette différence explique l’écart de prix. Les acheteurs ne paient pas seulement une tonne de CO2 dans un tableur ; ils paient la permanence, la mesure, la traçabilité et un risque de réversion plus faible.
Pourquoi la demande devrait continuer à croître
Les acheteurs ne s’appuient plus seulement sur une bonne volonté climatique volontaire. Les standards d’entreprise transforment les séquestrations en composante planifiée des trajectoires net-zéro crédibles.
Le SBTi V2 change le signal
Le Corporate Net-Zero Standard V2.0 a été publié en juin 2026, entre en vigueur le 1er février 2027 et devient obligatoire pour toutes les soumissions d’objectifs après le 31 janvier 2028.
La séquestration devient datée
À partir de 2035, les entreprises de Catégorie A doivent soutenir des séquestrations équivalentes à au moins 1 % de leurs émissions continues de scopes 1, 2 et 3, puis monter linéairement jusqu’à 100 % à leur année net-zéro.
La durabilité devient explicite
Pour les GES à longue durée de vie, le SBTi exige une part croissante de séquestrations à longue durée de vie : au moins 10 % des émissions couvertes de gaz à longue durée de vie en 2035, jusqu’à 100 % à l’année net-zéro.
Le scope 3 peut être partagé
Le standard permet aux partenaires de la chaîne de valeur d’allouer la responsabilité des séquestrations de scope 3 par des accords écrits. C’est important pour les chaînes industrielles et agricoles.
Les prix resteront-ils élevés ?
Personne ne peut garantir un futur prix du crédit. Mais le CDR à haute permanence a des raisons structurelles de rester un marché premium : il est intensif en actifs, en données et en audits, avec une offre encore extrêmement contrainte.
Base de coût industrielle
Un crédit reflète une infrastructure de projet réelle : approvisionnement en biomasse, équipement de pyrolyse, exploitation, logistique, analyses en laboratoire, MRV et audits.
L’offre prend du temps
La demande peut apparaître plus vite que les usines ne peuvent être financées, autorisées, construites, exploitées, certifiées et déployées à grande échelle.
Prime de permanence
Les crédits temporaires bon marché ne sont pas la référence pour les acheteurs qui ont besoin de séquestrations à longue durée de vie pour neutraliser des émissions à longue durée de vie.